Nous avons l’immense joie de partager avec vous ce Cognac de Joël L88/82.
Dans le monde du Cognac vous pouvez croiser des « personnages insolites », des viticulteurs à la singulière personnalité. Joël Rateau fait indéniablement partie de ceux-là.
Joël et Annie, sa femme, sont des amis de longue date de ma famille. Notre première rencontre remonte à une vingtaine d’années. Dans le cadre de mes études, mon père m’avait vivement recommandé d’aller rencontrer Joël, le distillateur aux « réveils ».
C’est donc par une froide journée de janvier que je pousse la porte de la distillerie du Maine Frugier, où je suis accueilli par le maître des lieux. À peine avais-je fait allusion à cette histoire de « réveils » qu’une lumière s’alluma dans l’œil de Joël…
Mais il me faut commencer par le commencement.
Joël représente la troisième génération à travailler la vigne. Tout débute sur la commune de Malaville, où ses parents s’installent comme fermiers sur une exploitation de sept hectares. En 1968, à la faveur du dernier âge d’or du cognac, ils acquièrent quatre hectares et des bâtiments d’exploitation sur la commune voisine de Nonaville. C’est sur ce domaine du Maine Frugier que la famille s’installe définitivement en 1975.
Joël sera d’abord aide familial avant de s’installer comme jeune viticulteur en 1980, année de son mariage avec Annie.
La famille distille alors déjà depuis une quinzaine d’années : d’abord avec un alambic de 11 hectolitres de charge, puis avec l’alambic de 25 hectolitres installé en 1975. Lorsque vint le tour de Joël d’officier à la distillerie, toujours sous la supervision de son père, Annie, sa jeune épouse, fut très claire : elle n’irait pas dormir à la distillerie !
Et Joël entendait bien ne pas commencer son mariage en faisant chambre à part. Il fallait donc trouver une solution, à une époque où les automatismes qui équipent aujourd’hui nos alambics n’existaient pas encore.